La mobilisation des 395,8 milliards de FCFA repose sur une diversification des sources, conformément à la stratégie d’endettement à moyen terme de l’État et aux orientations du Ministère chargé des Finances, qui privilégient le recours au financement privé.
La stratégie est fondée sur les principes suivants :
- La diversification des sources de financement, en combinant les ressources publiques, privées, concessionnelles et innovantes. Cette approche vise à répartir les risques et à élargir les possibilités de mobilisation des ressources nécessaires au financement du programme.
- Le rôle catalyseur de l’État, à travers ses contributions directes et la mise en place d’incitations. La stratégie prévoit notamment la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État et des contreparties nationales, en complément des engagements des partenaires techniques et financiers.
- Une participation accrue du secteur privé, à travers le renforcement des partenariats public-privé (PPP) et l’implication des opérateurs indépendants. Le PIC prévoit également des mécanismes de garantie, des incitations fiscales et une facilitation de l’accès au crédit pour favoriser l’investissement privé et l’implication des PME locales dans les projets.
- La mobilisation des financements verts et climatiques, notamment à travers les fonds carbone et les obligations vertes (green bonds). Ces mécanismes complètent les sources traditionnelles de financement et offrent des possibilités supplémentaires pour financer les infrastructures énergétiques durables.
- L’ancrage territorial des financements, à travers l’implication des collectivités locales et des programmes spécifiques tels que le PUDC, le PUMA et ENDEV. Cette approche accompagne la territorialisation des investissements prévue dans le PIC.
- Une gouvernance financière renforcée, reposant sur un comité de pilotage des financements, un suivi trimestriel des écarts entre engagements et décaissements et des clauses de performance. Un suivi financier porte également sur les budgets exécutés, les fonds effectivement mobilisés et le respect du calendrier financier.
Répartition des financements prévus
Conformément à la stratégie d’endettement à moyen terme de l’État et aux orientations visant à privilégier le recours au financement privé, le financement de l’enveloppe de 396 milliards de FCFA est réparti comme suit (SAAUE 2029).
| Financement | Part (%) | Montant (Mds FCFA) |
|---|---|---|
| État (PTF, JETP, BCI et collectivités) | 33 % | 130,7 |
| Financements innovants et verts (fonds verts, carbone) | 7 % | 27,7 |
| Secteur privé et PPP | 60 % | 237,6 |
| Total | 100 % | 395,8 |
Source : SAAUE 2029, p. 62 - VIII. « Stratégie de mobilisation des financements », tableau « Répartition des financements prévus ».
Instruments financiers alternatifs
En complément, plusieurs instruments sont prévus pour élargir les possibilités de financement :
- Redevance d’électrification rurale : utilisée comme levier pour lever des prêts.
- Fonds de garantie : pour inciter le secteur privé à investir dans les mini-réseaux et les SHS.
- Émissions obligataires pour l’accès : dédiées aux infrastructures énergétiques durables.
- Financements climat et carbone : valorisation des émissions évitées grâce aux énergies renouvelables.
- Mobilisation de fonds de solidarité Accès : RSE, Téléthon, Redevance Accès à travers le kilowattheure facturé au client Senelec.
- Autres mécanismes dédiés : PforR (PTF), titrisation.